[NO 180] NOAILLES, Louis Antoine, cardinal de (Cros-de-Montvert 1651 – Paris 1729). Archevêque de Paris de 1695 à 1729. L.S. Le Card. De Noailles à l’abbé Languet. Conflans le 20 juillet 1710.  Je reçois dans ce moment, Monsieur, avec beaucoup de plaisir votre lettre et l’acte de soumission que vous m’envoyez de la sœur de Sainte Ide le Vavasseur, je loue Dieu de tout mon cœur de la grande grace qu’il luy a faite, et Suis tres aise qu’elle l’ait receue par votre ministere. c’est sans doute votre charité et vos lumieres qui luy ont attiré cette benediction. il n’y a plus de difficulté de luy donner les sacremens, comme la cause pour la quelle je l’en avois privée cesse, la peine doit aussy cesser, je me presse de vous repondre pour ne pas priver plus longtems du secours et de la consolation qu’elle merite par Sa soumission, je me sens aussy pressé de vous remercier de vos honnestetez, je voudrois les pouvoir reconnoistre et vous prouver effectivement l’estime et la consideration Sincere avec les quelles je suis, Monsieur, entierement à Vous.

2 p. in-4, un peu tachées, une fente de ca. 3 cm, mais ne pas perturbante, belle signature, état moyen. Rare............................................................105 Euro




[NO 181] 12 [NOAILLES, Louis Antoine, Cardinal de]. Gravure, deuxième moitié du XVIIIe. Par Ravenet.
1 p. in-5, dimensions de la gravure 14,5 x 10,5 cm. État superbe...................45 Euro




[NO 183] CHOISEUL, Étienne-François, comte de Stainville puis duc de (Nancy 1719 - Chanteloup 1785). Ambassadeur, puis secrétaire d'État de Louis XV. L.S. le Duc de Choiseul [griffe] au Baron de Saint-Michel, Colonel du Regiment de Toul. Fontainebleau le 25 octobre 1765. M. de St Auban m’a presenté, Monsieur, le Memoire que vous luy avés remis au Sujet de la demande que vous faites d’une pension ; je Souhaiterois dautant plus qu’il fut possible de vous la procurer, que je Scais combien vous en êtes Susceptible ; independamment du merite et de l’ancienneté de vos Services aux quels je rens toute la justice qui leur est due, je ne peux vous marquer trop de Satisfaction des témoignages avantageux que Mrs de Mouy et de St Auban m’ont donnés en dernier lieu de la façon dont vous vous êtes comporté dans l’Employ de Colonel de la Brigade que vous venés de quitter, et du bon esprit que vous y avés entretenu ; le Sacrifice que vous faites d’ailleurs de vos affaires particulieres en restant cet hiver à Toul mérite dautant plus d’Eloges de ma part que c’est la plus grande preuve que vous puissiés donner de votre zèle pour le bien du service dans ce moment ou votre présence ne peut que contribuer beaucoup au Succès de la nouvelle formation du Régiment auquel le roy vous a nommé ; toutes ces considerations Seroient Sans doute Suffisantes pour engager Sa Majesté à vous accorder la grace que vous désirés Si la Situation actuelle des finances me permettoit de la luy proposer ; mais Soiés assuré que je ne négligeray pas de les mettre Sous les yeux dans des circonstances plus favorables. J’ay l’honneur d’être très parfaitement etc.

1 p. en 4. Bon état..............................................................................95 Euro




[NO 185] 07 [LOUIS XIV.] GUERRE DE LA SUCCESSION D’ESPAGNE. BREVET DE CORNETTE dans le REGIMENT de CAVALLERIE D’AU(l)TANNE pour le Sieur CHASSANCOURT en la compagnie de Comarques, la chargé de cornette étant vacante par la destitution( !) du Sieur Medart. P.S. Louis [secrétaire de la main], contresigné Chamillart [secrétaire d’état de la Guerre]. Versailles, 20 février 1707.

Parchemin, en partie imprimé, 1 p. ca. 34 x 35 cm, pliures, bon état....185 Euro







[NO 186] LOUIS XIV. - CAMPAGNE DE CATALOGNE, mai à juillet 1676. Ensemble de six lettres, dont cinq signées du MARECHAL DUC DE NAVAILLES (1619-1684; une des lettres avec deux lignes autographes) et une signée de l'intendant de l'armée Germain-Michel CAMUS de BEAULIEU (commissaire au ministère de la guerre, intendant auprès de l'armée de Turenne en 1673, intendant des contributions en Franche-Comté en 1674, intendant dans l'armée du Roussillon en 1675). Elles sont tous adressées à Henri d'Aguesseau (1638-1716), de 1673-1685 l'intendant de Languedoc. Voici les transcriptions en ordre chronologique:

x Au Camp de Bisbal [= BISPAL D’EMPORDA] ce 29 May [1676]

J’ay receu Monsieur la relation que vous m’avez envoyé et je vous seray tres sensiblement obligé de continuer a me donner part des nouvelles qui viendront a vostre connoissance
L’on me fait scavoir regulierement l’arrivée des milices du Languedoc en Roussillon et par le destail que l’on m’en fait je trouve qu’il ne faut pas compter sur tout ce que la province doit fournir
Il s’en faut plus de quarente hommes que la dioceze d’Alby n’ayt envoyé le nombre que l’on en devoit attendre vous pouvez compter que l’on aura de ces milices tout le soin possible et que je ne perdray point d’occasion de vous tesmoigner que je suis autant a vous qu’on le peut estre le ml duc de navailles

x Au Camp de Bourdille [= BORDILS] ce 15 juin [1676]

J’ay veu l’extraict de la reveue qui a esté faite en Roussillon des milices du Languedoc ou je n’ay trouvé que les deux tiers de ce que la province devoit envoyer, vous voyez par là Monsieur que les despences qu’elle fait ne sout pas d’un grand secours au Roy et que Messrs les Lieutenants generaux n’entrent pas comme il seroit a desirer dans le soin de ce qu’il faudroit faire la dessus
Vous scaurez que tout ce pays icy se plaignant que les Espagnols les abandonnent, Ceux cy font le dernier effort pour faire cesser ces plaintes et publient desja qu’ils nous en chasseront bientost, Il leur vient beaucoup de trouppes de divers endroits et je ne doute pas que nous n’ayons des affaires ensemble n’estant pas dans les dispositions de me retirrer de leur pays sur leurs menaces
Cependant Monsieur il seroit fort a desirer que nous eussions tout le monde que le Roy compte que nous avons et que je pûsse me fortiffier des garnisons du Roussillon en mettant vos milices a leur place, Il devroit y avoir bien moins desertion dans ces sortes de trouppes que dans les autres et il faut que tout cela soit bien abandonné. faites je prie reflexion a tout ce que je me donne l’honn.r de vous escrire et vous trouverez que je dois desirer que la province de Languedoc donne quelque ordre que les choses ne demeurent pas en lestat qu’elles sont – Conservez moy je vous prie vos bonnes graces et me croyez autant à vous qu’on le peut estre. Je ne crois pas que pour cette campagne il faille faire de nouvelles levées mais a ladvenir il sera bon que l’on prenne des mesures mieux concertées le ml duc de navailles

x Au Camp de Bascara ce 20 juin 1676

Comme j’apprens qu’une grande partie des soldats qui sont aux hopitaux de cette armée sont malades de maux veneriens, et croiant que je ne puis faire un plus grand bien pour eviter de grands maux et devant Dieu et devant les hommes j’ay ordonné de faire amasser toutes les malheureuses qui sont icy a l’armée d’ou je les feray partir dans trois jours pour les faire passer en Rousillon et de la en Languedoc, ou je vous prie Monsieur d’exciter la charité des femmes de pieté qui ne manquent pas dans cette province la et de leur insinuer et persuader qu’elles ne peuvent gueres faire un action qui ait plus de merite que de faire avoir soin de ces pauvres abandonnées soit en les enfermant dans les hopitaux ou dans quelques autres maisons, ou d’en faire ce qu’elles trouveront le plus a propos, je leur en auray en mon particulier une tres grande obligation, et vous me ferés plaisir de les en remercier de ma part.
le prevost du Roussillon a ordre de les conduire a Narbonne ou je vous prie Monsieur de les envoier recevoir par le prevost du Lan.oc elles y arriveront a la fin de ce mois c’est a dire le 30 ou 31 au plus tard : je croy qu’il y en aura un grand nombre aiant ordonné que celles qui seroient trouvées dans 24 heures seroient fouettées rigoureusement et marquées a la joue d’une fleur de lis, et rendant responsables les officiers de les avoir cachées.
Je vous remercie Monsieur par avance des soins que vous voudrés bien prendre pour cela, vous asseurant qu’on ne peut estre plus que je suis entierement a vous .. à madame daguesseau de mes tres humbles servises le ml duc de navailles [avec 2 lignes autographes!]

x Au Camp de Crespia ce 25 Juin

Je vous suis tres obligé Monsieur du soin que vous avez pris de me donner part des nouvelles que vous avez receu de Messine que sont bien glorieuses pour la France et pour Ceux qui conduisoient l’action [= bataille de Palermo 2 juin 1676]. Je suis surpris d’apprendre par des lettres de Paris du onze que Monsr le maal duc de Vivonne [= Louis-Victor de Rochechouart, 1636-( !)1688] qui paroissoit en bonne santé par vostre relation le second de ce mois, soit mort d’apoplexie. Lorsque vous recevrez des nouvelles de ce qui se passe dans les armées du Roy vous me ferez un fort grand plaisir de me les apprendre Les Ennemis se fortiffient tous les jours de ce costé icy et continuent a nous menacer de nous en faire sortir, mais les simples menaces ne produiront pas cet effet.
L’on ma fait scavoir de Toulouse qu’il y arrive tous les jours des hommes qui estoient dans les milices envoyées en Roussillon lesquels disent avoir congé de leurs officiers et des Commissaires qui les accompagnent et qu’il y en a pour le moins cinq ents que se sont retires de cette maniere là, voila Monsieur bien du desreglement a quoy il est a propos de pourvoir, ce que je suis persuadé que vous ferez avec vostre .. ordinaire Je vous supplie de croire qu’il ne se peut rien adjouter a l’attachement avec lequel je seray tousjours dans tous vos interests et a la passion avec laquelle je vous honnore.
le ml duc de navailles

x Au Camp de Ste Jordis [=SANT JORDI DEVALLES] ce 11. Juillet 1676

Monsieur
C’est la responce a deux lettres que vous me faites l’honneur de m’escrire des 29. du mois passé & 1er du courant par la premiere vous me donnez advis que lon a remis a vos ordres l’officier espagnol prisonnier que je vous ay envoyé, par la seconde vous me faites connoistre que vous estez de mon sentiment au sujet des Milices, Jay menacé les officiers autant qu’il ma esté possible & si les sd. milices estoient toutes ensemb. dans une mesme place je leur ferois distribuer leur argent jour par jour mais comme elles sont en 5. ou 6. endroits differentes, il n y a pas moyen de trouver des gens de confiance pour cette fonction, Jay l’honneur d’estre avec beaucoup de respect
Monsieur
Vostre tres humble et tres obeissant serviteur
Camus de Beaulieu

x Au camp St Pierre Pescador [= SANT PERE PESCADOR] ce 21 Juillet

J’ay receu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’escrire par Mr de Boufene vous ne devez pas douter Monsieur, outre la consideration que j’ay pour luy, que la part que vous prenez a ses interests ne m’oblige a luy rendre tous les services que je pourray l’estat d’une armée sans mouvement ne me donne gueres de matière a pouvoir servir les Gens. Les Ennemis avoient fort publié qu’ils nous voulaient donner un combat, ils avoient assemblé leur armée a Gironne [GIRONE] et six ou sept mille hommes de milice pour la fortiffier ce qui m’a obligé de marcher a Eux, Ils se sont mis sous leurs forts de Gironne la riviere du Ter devant eux, cette marche a fait un assez bon effect. faisant connoitre aux peuples que leurs menaces n’estoient qu’une fanfare Espagnolle, ce qui a obligé toutes leurs milices a se dissiper. Nos Cavalliers et soldats nous desertent journellement, ils se jettent parmis les Ennemis et vont passer par L’Arragon, Le Bearn et le pays de Foix pour se retirer en France, J’ay escrit a la Cour que l’on envoya des ordres pour les faire arrester mais l’on y a tant d’affaires que l’on ne songe gueres a cela. Nous avons mangé tout ce pays icy et a tel point que nous sommes bien ambarrasses pour trouver la subsistance de trois mois que nous restent de campagne Les Ennemis continuent depuis le detachement que nous avons fait pour Sicile de vouloir persuader aux peuples qu’ils veulent nous donner un combat, nous ne laissons pas de nous precautionner la dessus Cela pouvant fort bien arriver sans miracle. Je vous conjure d’estre bien persuadé de l’estime que je fais de l’honneur de vos bonnes graces et de ne pas douter de mon attachement pour tous vos interests – le ml duc de navailles

9 p. in-4 et 2 p. in-8. Excellent état et fort rare....................................RESERVÉ



[NO 210] NOUVELLES EXTRAORDINAIRES DE DIVERS ENDROITS du mardi 22 février 1684. Publié à Leyde (LEIDEN) aux pays-bas de 1680 à 1811. Nouvelles de ROME, MILAN, PARIS, LONDRES, HAMBURG, COLOGNE et de LA HAYE.

4 p. ca. 20 x 14,8 cm..Excellent état...................................................40 Euro



[NO 394] LOUIS de France, Duc de Bourgogne (1682 – 1712). Gravure de la deuxième moitié du XVIIIème.

Feuille 19 x 25, gravure 14,2 x 9,8 cm. Etat parfait......................................45 Euro




[NO 425] LES MARECHAUX DE FRANCE – CONTADES, Louis Georges Érasme de (Gizeux 1704 – Livry 1795). Maréchal de France. Maréchal de Camp en 1740 et lieutenant général la même année, en janvier 1758 gouverneur du FORT-LOUIS du Rhin, en 1758 Maréchal de France, en 1763 commandant en chef en ALSACE, en 1788 gouverneur de LORRAINE. Chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit en 1759. Fit en outre les campagnes de la guerre de la Succession d’Autriche et de Sept Ans.

Pièce signée d’une main tremblante – il a déjà 78 ans. PARIS le 2 novembre 1788. Contresignée par le secrétaire DELACROIX. Réponse a une requête du négociant GIROUT, à cause des dettes du gendarme de la garde SAINT-AUBIN (250 livres).

A nos seigneurs les maréchaux de France
supplie humblement le Sieur Girout negotiant disant quil luy est du par le S(ieu)r de ST AUBIN, ... GENDARME DE LA GARDE une somme de deux cents cinquante livres portes en un billet d’honneur dont coppie cy appres ce qui ne pouvant en optenir le payement il a recours à votre authorites nos seigneurs affin quil vous plait ordonner que le susdit Sieur de ST AUBIN soit tenu de payer la susditte somme de deux cents cinquante ainsy que les frais fait... et vos grandeurs feront justice..
[copie mentionnée du billet du Sr. de Saint-Aubin :]
Je promet payer d’honneur a Monsieur Giroult la somme de deux cents cinquante livres a la fin d’avrille prochain... a PARIS le 17 novembre D St AUBIN.
[suit le texte des marechaux de France, signé par le maréchal de Contades :]
Les Marechaux de France
Vu la requete cy dessus nous donnons qu’elle sois communiquée au S. de St Aubin, par le premier de nos Gardes ou Cavaliers de Marechaussée requis, lequel parlant à sa personne, le sommer a de repondre aux fonts contenus dont il sera dressé procès verbal, pour icelles fait et devers nous raporté etre ordonné ce qu’il appartiendra. Defendons aux parties toutes voys de fait directes et indirectes sous les peines portées par la ..dite declaration de ...reglements....

2 p. in-fol..................................................................................75 Euro



[NO 427] REGIMENT ROYAL-ROUSSILLON. GIMINELS, lieutenant colonel (décelé au régiment d’après les contrôles de troupes pour 1716, 1718 (déjà lieutenant-colonel), 1722 ; à partir le prochain contrôle (1729) son nom manque). CAEN, le 7 mai 1722.

Nous Lt. Colonel commandant le Regiment Royal Roussillon Infanterie certifions que le nommé Francois GLATIGNY a servy lespace de vingt un ans scavoir trois ans dans le Regt. de Tresseson ( ?) cincq dans Sansay quatre dans Dutil et neuf dans Royal Roussillon avec fidelite et distinction et ne pouvant plus continuer ses services a cause dune defaute de boyau le present certificat luy a esté acordé pour entrer a L’HOTEL ROYAL DE MARS. Fait a Caen le 7e may 1722.

Sceau de cire découpé, sinon bon état.............................................................45 Euro



[NO 428] LEGION DE SOUBISE – TOULOUSE. LAVALLETTE ou LA VALETTE, NN. de (non identifié). Lettre autographe signée à un Monsieur. TOULOUSE, le 13 décembre 1768.

...Le ministre vient de me donner des ordres pour fournir du depot de Toulouse que jay lhonneur de commander 300 hommes a la Legion de Soubise comme il faut que ce corps soit complet au 1er avril prochain jenvoye a PERPIGNAN le nommé Paul PLAINE ancien sergent du regiment de BOURGOGNE qui est de cette même ville a titre de preposé aux dites recrues de la Legion de Soubise et autres corps auxquel jay ordre de fournir. Je vous prie Monsieur de vouloir bien acorder votre protection a son travail. Je suis persuadé quil se conduira de facon a la merite et quil remplira par ses talens une partie des obligations du depot. Le pais ou il va travailler est exelent et avec lhonneur de votre protection il ne peut manquer de reussir...

2 p. in-4. Très bon état..................................................................................30 Euro



[NO 429] MARECHAL DE SOUBISE – ROHAN, Charles de (1715-1787). Duc de Rohan-Rohan, prince de Soubise. Maréchal de France après la victoire de Lutterberg (1758). Il est le compagnon d’enfance de Louis XV et protégé de Madame de POMPADOUR. Jeune Maréchal de Camp en 1743 et lieutenant en 1748, participa aux guerres de la succession d’Autriche et de Sept Ans en Allemagne. À la bataille de Dettingen en 1743, à Fontenoy 1745, se fit battre à ROSSBACH en 1757, mais vainqueur à Sondershausen et Lutterberg en 1758. Il joua une rôle importante pendant la guerre de Sept Ans.

Lettre signée aux magistrats de SAINT-POL. Paris, le 6 janvier 1770.

On ne peut être plus reconnoissant que je le suis, Messieurs, des voeux que vous voulés bien faire pour moy à l’occasion de la nouvelle année ; je desirerois bien y rencontrer des circonstances qui me unissent à portée de contribuer à votre bonheur, et de vous marquer à chacun en particulier, Messieurs, les sentimens de la considération avec laquelle je suis très parfaitement à vous...

1 p. in-fol. Petit trou d’épingle, un peu froissé.......................................75 Euro

[NO 430] SIEGE de TURIN - REGIMENT ROYAL COMTOIS – Certificat de service. Signé par Jean Antoine ( ?) de la ROUVIÈRE, lieutenant colonel et major du régiment, et le capitaine de MALAVAL. BELLE-ÎLE-EN-MER (Morbihan, Bretagne), le 18 juillet 1732. Certificat de service pour un très vieux soldat, qui avait servi pour 39 ans.

Nous capitaine au regiment de Royal Comtois certifions que le nomme Pierre LASERRE dit la Gualiardise caporal de notre compagnie natif de VILLENEUVE paroisse Sainte Chaterinne, eveché et juridiction dAGEN agé de 70 ( ! ! !) ans, taille de 5 pieds 2 pouces, cheveux plans, a commencé a servir au dit Regiment en 1693 anspessade en 1703 caporal en 1706, il feut enlevé au SIEGE DE TURIN PAR UNE MINNE dont il a etté blaissé aux jambes ayant toujours servy tres fidelement et en onet homme. En foy de quoy nous luy avons donné le present certificat, pour etre receu a lhostel Royal des INVALIDES, fait à Bellisle en mer le dixhuitiesme Juillet 1732. – Malaval
[suit le certificat du lieutenant colonel :] Nous lieutenant colonel et major du regiment Royal Comtois, certifions le present certificat veritable. – La Rouviere

1 p. marge en haut coupée un peu irrégulièrement, sinon bon état. Rare............95 Euro



[NO 431] REGIMENT DE LIONNE – PARRON, Nicolas (né à Vienne (Dauphiné) - mort le 1 novembre 1761). Capitaine et chevalier de l’ordre militaire de St. Louis (depuis 1715). Certificat de service pour un vieux soldat, donné a GRAVELINES, le 18 mai 1721.
Nous capit(ai)ne au Regt. d’infanterie de Lionne et cheval(i)er de lordre milit(ai)re de St. Louis certifions que le nommé LORANGE soldat de ma compag(n)ie sert depuis trente sept ans ( ! ! !) Sa Majesté sans discontinuer avec beaucoup de valeur et dexatitude en consideration de quoy lui avons donné un congé pour pouvoir entrer aux INVALIDES et lui donné le present certificat pour lui servir qinsi que de raison. Fait a GRAVELINES ce 18e may 1721 – Parron
[et en dessous, d’une autre main :] Bon pour estre receu aux invalides AU FORT NIEULAY – de Broglie ( ? ?le marquis de B., lieutenant général, était le gouverneur à Gravelines en 1722)

1 p. Bon état...............................................................................................55 Euro



[NO 432] ROHAN-ROCHEFORT, Charles-Jules-Armand, prince de (29 août 1729- mort en émigration 1780). Colonel d’un régiment de son nom en 1745, brigadier d’infanterie en 1756, maréchal de camp le 20 février 1761, gouverneur de NIMES et de SAINT-HIPPOLYTE en 1766, et lieutenant-général des armées du roi le 1 mars 1780.
Lettre signée à un Monsieur. ROCHEFORT, le 8 mars 1776.

Je suis charmé, Monsieur, que vous soyez adjudicataire de la terre de Villiers, et je me rejouis d’avoir fait l’acquisition d’un voisin tel que vous. Je vous dois aussi un compliment sur le marché avantageux qui a resulté d’une vente forcée, tandis que vous en aviez offert d’avantage dans une autre circonstance ; où elle étoit libre et volontaire. C’est alors, Monsieur, que je vous offris la remise, que je ne refuse même à personne en pareil cas. Ces sortes de graces sont fondées sur la liberté respective du vendeur ; de l’acquereur et du suzerain. Elles ne s’accordent même ordinairement que sur un déprix, qui est le résultat des conventions faites d’avance entre le vassal et le seigneur futur. Mais dans une licitation, il n’est et ne peut-être question d’aucunes conditions, puisque l’acquereur est incertain et inconnu avant l’adjudication ; dans le premier cas, il annonce qu’il n’achetera qu’à une condtion à laquelle le seigneur veut bien souscrire pour opérer la vente et l’ouverture d’un droit à son profit. Dans le second cas, le seigneur assuré à tout événement d’un acquéreur quelconque, n’a pas de raison de se dépouiller quand son droit est acquis. L’usage à cet égard est si constant que ni la loi, ni aucuns seigneurs ne font point de remises en pareilles circonstances. Vous êtes trop juste, Monsieur, pour desapprouver une conduite conforme à tous les principes. Elle ne peut rien diminuer de l’inviolable attachement avec lequel j’ai l’honneur...

2 p. in-4, rousseurs, traces d’attachement sur la marge gauche..........................65 Euro



[NO 433] GUERRES DE RELIGION en FRANCE - REGIMENT de VALLIRON – MONCLIN, Toussainct Bouserel sieur de. Capitaine d’une companie de gens de guerre à pied du regiment du Sieur de Valliron. Quittance signée à la ville de CORBIE (dép. Somme, région Picardie), le 21 juin 1593. Maitre Etienne Regnault, conseiller du Roi et trésorier général des guerres lui avait donné 200 cents écus.

Nous Toussainct Bouserel s(ieur) de Monclin cappitaine dune compagnie de gens de guerre a pied francois du Regiment du s(ieur) de Valliron estant de puis en baron(nie) po(u)r le service du roy en ceste ville de Corbye
confessons avoir eu et recue comptant de M(aistr)e Estienne REGNAULT con(seille)r du roy et tresor(ier) g(e)n(er)al dar(m)ee ( ?) de ses guerres la somme de deux cens escus sol a nous ordonnee tant sur noz estatz et appoinctem(en)s de nos lieuten(ants) enseigne et officers que pour dellivrer par prest cet advance aux soldatz de n(ost)re compagnie po(u)r leur donner moien de vivre a sentretenir au service de Sa Ma(jes)te en cestes baron(nies) durant vingt jours commencant ce jourdhuy et qui finiront le dix(ie)me j(ou)r de Juillet prochain de laquelle somme de deux cens escus sol nous nous tenons po(u)r comptens paiez et en avons quicte et quictons ledict s(ieur) Regnault tresor(ier) g(e)n(er)al susd(ict) et nous avo(n)s par la p(resa)nte qu’avons po(ur) ce signee de n(ost)re main aud(ict) Corbye le vingt ung(tie)me j(ou)r de Jung mil c(inq) c(ent) quatre vingtz et treize.

1 p. ca. 29,5 x 17,5 cm. Bon état....................................................................75 Euro




[NO 435] ROHAN, Henriette de, dite la Bossue (1577- 23 août 1624). Soeur de Henri II duc de Rohan (1579-1638). Fille de René II. de Rohan, vicomte de Rohan, et de la fameuse Catherine de Parthenay. Pièce signée au château de Fresnay (en Plessé (44), Pays de la Loire) le 6 avril 1611.

Henriette de Rohan, dite Mademoiselle de Rohan, était l'ainée des cinq enfants issus de l'union entre le Viconte René II de Rohan et Catherine de Parthenay. Henriette de Rohan était une femme lettrée, bossue et d'apparence disgracieuse. Elle écrivit quelques vers, dont certains composés à la mémoire de la duchesse de Nevers. Elle ne se maria pas et éprouva une forte amitié pour Catherine de Lorraine, Duchesse de Nevers décédée le 8 mars 1618. Henriette mourut, elle, en 1624 à l’âge de 47 ans.

Henriette de Rohan dame des baronnies terres et seigneuries de la Garnache Beauvoir Reunis les Isles de Montz La Marche ... A tous ceux qui ses presentes verront salut. Scavoir faisons que pour le louable rapport qui nous a este faict de la personne de M(aistr)e Nicolas Durand Co(nseille)r des(ta)t Nicolas n(ost)re seneschal et seul juge ordinaire en nosdictesterres et Baronnies et pour les services qu’il a rendu a nostre tres cher frere le duc de Rohan. Il auroit este par son intendant le Sieur de Heuleix pourvue des estatz et offices de Seneschal et Juge isdictes terres ... le transport qu’en avons heu de luy. Veu lesdictes letres nous confians .. sens, suffisance, cappacite .... dud(ict) Durand avons confirmé ratiffié et approuvé et par sesdictes presentes confirmons ratiffions et approuvons lesdictes letres de provision, voulons et nous plaist qu’icelluy Durand jouisse desdictes l(e)tres et offices paisiblem(ent) seul ainsz qu’avoir accoustume de la le Sieur de la Roche Barbes dernier possesseur au desir et pour le lesdictes letres et comme si elles luy peussent estre par nous concedees. Mandons a nos autres officiers et tous les subiects justiciables de nosdictes baronnies d’obeir aud(ict) Durand en ce qui contribuera la fonction et exercice de sesdictes offices, et en souffire qu’il en jouisse avecq(ue) les honneurs pro..., prerogatives et gaiges qui en deppendent car nous esperons quil nous rendra le service qu’il nous doibt et sen consideration de celles que nous avons cy devant recue de luy. Et tel est nostre plaisir. Donne au Chasteau de Fresnay le sixieme jour du mois dapvrril l’an mil six centz et onze <...> de ce nous avons signé de n(ost)re main ses presentes et faict contresigner par nostre commandement a n(ost)re secretaire
et faict scelle de nos armes
Henriette de Rohan

par commandmant de madite
dammoieslle E. Bridonneau

1 p. Velin. Etat moyen, mais bien rare........................................................125 Euro

[NO 436] MARIA de MEDICI - PONTS-DE-CÉ - BETANCOURT (andere Schreibweisen : Bethencourt, Bettancourt, Bettencourt), Vicomte de. Im Rahmen der Streitigkeiten zwischen Maria von Medici und ihrem Sohn Louis XIII. nahm er für die Königin am 2. August 1619 das Schloss von Ponts-de-Cé in Besitz. Louis hatte ihr im Vertrag von Angouleme (30. April 1619) die Stätte Angers (und damit auch das Schloss von Ponts-de-Cé) und Chinon abgetreten.

Eigenhändiger Brief mit Unterschrift adressiert an die Königinmutter Maria von Medici, „A la Roynne“, durch den er ihr die der Inbesitznahme des Schlosses von Ponts-de-Cé verkündet. „Du Pont de Sé“, 2. August 1619.

2 p. in-fol. mit Adresse. Kleine, etwa 5 mm lange Schlitze an den Blatträndern weisen darauf hin, dass der Brief mit einer Schnur bzw. einem schmalen Band verschlossen war. Er war sehr klein gefaltet, etwa 4 x 10 cm. Oben rechts auf der ersten Seite kleines, altes Sammlungsetikett. Kleiner Ausschnitt auf der letzten (unbeschriebenen Seite) ohne Beschädigung der Adresse. Insgesamt sehr guter Zustand. Seltener historischer Brief!

Betancourt, Vicomte de. Gouverneur du chateau des Ponts-de-Cé pour la reine-mère Maria de Médici. Il eut le bras cassé d’un coup de pique au combat des Ponts-de-Cé en 1620, où il se signala (L’impôt du sang 1470). En 1619, la reine-mère s'échappe du château de Blois et lève une armée contre son fils qui choisit de se réconcilier avec elle, lors du Traité d'Angoulême le 30 avril 1619, et lui cède les villes d'Angers et de Chinon – et le chateau des Ponts-de-Cé, mais lui interdit de revenir au conseil.
Belle L.A.S. adressé à la reine-mère Marie de Medici.

Madame,

après le sejour de huit jours entiers que nous avons fait a TOURS (causez des sujets que mons(ieu)r de Chanteloup a escrit a votre majesté, et que luy dira encor mons(ieu)r de CAMAZURE, auquel jay discouru et rapporté partie de ce que j’y a’y remarque) nous sommes partis, mons(ieu)r de Chanteloup [CHANTELOUBE] pour CHINON, et mons(ieu)r le commandeur de Caportes et moy, pour Anjers [=ANGERS], et le Pont de Sé [=PONTS-DE-CÉ], hier il entra en possesion de la place que vostre majesté luy a donné et aujourd’huy de Pont de Sé ma esté mis entre les mains par mons(ieu)r de CAMAURE, fort desnuée des choses necessaire pour le service de vostre majesté, a quoy je remedires autant quil me sera possible afin de nen courir aucun reproche d’elle, et qu’en mon soin, et diligence, (animez des biensfaits que jay receus de vostre majesté) elle me face lhonneur de me croire pour,
Madame,
v(ost)re tres humble tres obeisant et tres fidel sujet, et serviteur
W de Betancourt
du Pont de Sé ce 2e aoust 1619.

ÜBERSETZUNG :

Madame,

nach dem Aufenthalt von acht ganzen Tagen, den wir in Tours hatten (verursacht durch Umstände, über die Monsieur de Chanteloup Ihrer Majestät geschrieben hat, und die Ihr noch Monsieur de Camazure sagen wird, dem ich einen Teil dessen, was ich dort bemerkt habe, erzählt habe) sind wir aufgebrochen, Monsieur de Chanteloup nach Chinon und Monsieur der Kommandeur de Caportes und ich nach Angers und les Ponts-de-Cé. Gestern nahm er den Platz, den ihm Ihre Majestät zugesprochen hatten, in Besitz, und heute wurde mir durch Monsieur de Camaure les Ponts-de-Cé übergeben, das der notwendigen Dinge für den Dienst Ihrer Majestät sehr ermangelt, welchen Mißstand ich so sehr ich vermag beheben will, um mir keinen Tadel von Ihr zuzuziehen, und damit Sie mir bei meiner Sorgfalt und Eilfertigkeit (angetrieben von den Wohltaten, die ich von Ihrer Majestät empfangen habe) die Ehre erweist, Madame, mich für
Ihren sehr demütigen, sehr gehorsamen und sehr treuen Untertanen und Diener zu halten
W. de Betancourt
In Les Ponts-de-Cé, den 2. August 1619.

2 p. in-fol. avec adresse. Bon état........................................................180 Euro



[NO 437] COLBERT, Jean-Baptiste (Reims 1619 – Paris 1683). Célèbre contrôleur général des finances de France de 1665-1683.
Lettre signée à un Monsieur (Arnoul, intendant des galères à Marseille?). SAINT-GERMAIN le 4 janvier 1675.

Pour response a vostre lettre du 18e du mois passé, faites moy scavoir si jusques a present il n’a encore rien esté fait en execution de l’arrest dont vous m’avez envoyé copie concernant les places de l’agrandissement de l’ARSENAL de MARSEILLE, et ne manquez pas aussy de me faire scavoir si les maisons qui doivent estre rasées pour l’esplanade du FORT ST. JEAN n’ont point esté estimées par M.r Rouillé, et en cas qu’il en ayt fait le procès verbal, et l’estimation, il faut me l’envoyer incessamment pour en faire le fonds.

1 p. in-fol. Bon état...................................................................................350 Euro




[NO 501] MILLAU /MILHAU (AVEYRON) - DIXIEME NOBLE - SAMBUCY, NN. de (famille anobli au XVIIIème). Pièce signée à MILLAU (Milhau), le 2 juin 1742. Quittance pour Monsieur MOLINIER de LAS VIALETTES.

1 p. in-4. Bon état (petit manque de papier au pli au milieu)......................25 Euro



[NO 502] MILLAU/MILHAU (Aveyron) - DIXIEME NOBLE - SAMBUCY, NN. de (famille anobli au XVIIIème). Pièce signée à MILLAU (Milhau), le 31 mai 1758. Quittance pour Monsieur MOLINIER de LAS VIALETTES.

1 p. in-4. Bon état..................................................................................25 Euro



[NO 549] ORLEANS, Henri II. de ; duc de LONGUEVILLE (6 avril 1595 - 11 mai 1663). Prince de France, pair de France, duc d’Estouteville et de Coulommiers, prince et souverain de Neuchâtel et de Valangin, comte de Dunois, gouverneur de Picardie puis de Normandie. Il dirigeait la délégation francaise lors des pourparlers prélimaires des Traités de Westphalie qui marquent le terme de la Guerre de Trente Ans en 1648. En l’année suivante, il rejoignit son beau-frère, le Grand Condé, dans la Frondé. Au janvier 1650 il fut arrêté avec ses deux beaux-frères sur ordre de Mazarin.

Lettre signée à Monsieur Porquier, trésorier général de sa maison. COULOMMIERS en Brie, le 25 avril 1655.

Mons(ieu)r le Porquier, Nicolas Dupuis l’un de mes valetz de chambre ayant eu avis que la terre du Mesnil Amenart située en la parroisse de Montillieres relevante de ma baronnie de Montreuil Belay, est sur le poinct d’estre vendue et m’en ayant demandé le profit de fief, j’ay resolu de l’en gratifier, sur ce prealablement pris et acquitté le droict du receveur. C’est de quoy j’ay bien voulu vous donner avis par cette lettre en vous assurant tousjours de mon affection....
[au verso :]
Jay soubzsigne confesse avoir recue de Mr de Mony seigneur de la terre du Menil Amenart autremant Ardhouin laquereur dicelle les vantes deuls a son Altesse au desir du brevet de lautre parti en tant que la dite Altesse sest fondé ... quy declar an vouloir faire a la somme de dix huict mil livres, desquelles vantes mondit seigneur me gratifie, desquelles ie quite ledit Sieur de Mony. Fait a MONTREUIL BELAY ce quatriesme jour de juillet mil six cent cinquante cinq.
Dupuys

2 p. in-4 avec sceau de cire noir du duc. Bords restaurées................................135 Euro