[NO 360] WARENGHIEN, Adrien Lamoral Jean Marie de (Douai 15 février 1778 – 1842). Maréchal de Camp de Napoleon pendant les Cent-Jours (non confirmé après, mais plus tard en 1823). Chevalier d’Empire. Armée des Alpes, à la bataille de Novi 1799, bataille de Fassand, combat de Gravières, siège de Peschiera ; combat de Günzburg, Elchingen 1805 ; blessé à Halle 1806, prise de Lübeck, se distingua à Nocetim, Moregnuen, à la bataille de Friedland 1807, en Espagne 1807-1808, à la bataille d’Alcolea 1808, en Autriche 1809, se distingue aux combats de Volano, de Tarwis et à la bataille de Raab, d’Euzersdorf, de Wagram (il était alors chef de bataillon : de 600 hommes environ dont son bataillon du 112e de ligne se composait le matin, il ne ramena que 25 hommes et le drapeau), au Finistère 1810, en Espagne 1811-1812, en 1813 colonel du 48e de ligne, blessé dans une affaire contre les Russes, pendant les Cent-Jours maréchal de camp, nommé par l’Empereur, en 1820 colonel de la légion de la Meurthe, qui forma ensuite le 52e de ligne. De nouveau promu au grade de maréchal de camp en 1823. En 1832 à Brest pour y prendre le commandement du département du Finistère et peu après à La Rochelle, pour y commander le département de la Charente-Inférieure. En 1833 général commandant le département de l’Aveyron. (A. Leroy, Archives historiques et litteraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique (Valenciennes 1837) 178-181).

Lettre autographe signée à LA ROCHELLE, le 1 juin 1823 comme colonel commandant le 52e de ligne au maréchal de camp Ferrier. ...Mon Général, Mr. le Lt.Colonel de Fayet m’a écrit le 29 mai, pour se plaindre de ce que je n’éxécutais pas à son égard les dispositions des art(icl)es 4, 6, 11, 12 et 14 de l’ordonnance du 13 mai 1818 ; sans préciser aucuns faits... Certain de son erreur, et de la fausse intérprétation qu’il donnait aux réglemens, et ignorant d’ailleurs pourquoi il avait oublié les convenances au point de ne pas venir chez moi me faire ses réclamations, je suspendis ma reponse, en attendant le moment favorable, pour m’en entretenir avec lui. Jai engagé ce matin Mr. de Fayet à passer chez moi, ce qu’il a fait de suite, il m’a fait de très longues réclamations, sur ce que je donnais des ordres diréctement au régiment sur tous les détails du service et de l’instruction ; je ne devais disait-il, que donner des ordres généraux par son intermédiaire, et que lui seul devait les transmettre au régiment et en surveiller le détail ; je ne devais également recevoir les rapports que par lui. Je lui ai répondu que le régiment ne devant être .. que par une seule impulsion tous les ordres devaient émaner de moi, et que comme commandant en second le régiment il était particulièrement chargé d’en surveiller l’éxécution dans tous ses détails ; et que loin de vouloir porter ateinte aux surogatives de son emploi, je désirais les lui voir éxércer dans toute leur étendus, conformément aux réglemens. Il n’a pas paru satisfait de cette éxplication et m’a quitté en disant qu’il solliciterait sus de vous l’autorisation de donner tous les ordres de détail relativement au service te à l’instruction du régiment. Il savait que Mr. de Fayet désire beaucoup de commander un régiment, et qu’il ne veut pas attendre pour cela qu’il soit colonel. j’espère, d’après cela, Mon Général, que vous ne donnerez aucune importance à ces intentions déplacées....

3 p. in-fol. Très bon état...............................................................................35 Euro



[NO 361] MAGNAN, Bernard Pierre (Paris 7 décembre 1791 – Paris 29 mai 1865). Maréchal de France (1852).
Lettre signée à Monsieur Lascoux, secrétaire général du Ministère de la Justice. PARIS, le 3 mars 1863....Mon cher secrétaire général, j’apprends la nouvelle de la nomination de Mr. Daguerre substitut du procureur impérial à Castres, pour le même poste à ALBY. C’est une importante faveur accordée à ce jeune magistrat auquel vous le savez je porte un interêt réel ; votre concours ne lui a pas fait défaut dans cette circonstance j’en ai la conviction, aussi je ne veux pas tarder davantage à vous exprimer tous mes plus vifs remerciements de cette nouvelle marque de bienveillance que vous venez de donner à mon prot´gé qui je l’espère saura s’en montrer digne dans le poste qui vient de lui être confié...

1 p. in-4. Très bien....................................................................................45 Euro


[NO 362] MAGNAN, Bernard Pierre (Paris 7 décembre 1791 – Paris 29 mai 1865). Maréchal de France (1852).
Lettre signée au sénateur, préfet du département de la SEINE, Georges Eugène HAUSSMANN (Paris 1809-1891). Paris, le 23 janvier 1864.... Monsieur le Préfet, Je viens faire de nouveau appel à votre bienveillance habituelle en faveur de plusieurs familles qui désirent vivement être admises au Bal de l’Hôtel de Ville de jeudi prochain. Dans ma situation, on croit que je n’ai qu’à demander pour obtenir. C’est très vrai quand je m’adresse à vous, mais je n’en tiens pas moins à constater que si je vous fais la demande de tant de billets cette fois ci, c’est que je suis débordé de tout côtés. Voici les noms de mes protégés particuliers : Madame Bertin, M. le Cte et Mme la Ctesse Des Fossez – 16. rue Drouot ; Monsieur & Madame Pereyra, Monsieur Lopès, leur parent – 63. Boul(ev)ard Malsherbes ; M. le capitaine d’etat major de Lantivy & Madame de Lantivy – 9 Place Vendôme ; Mr, Madame, Melles Marie et Elisabeth de Tournemine – 13. rue Traverse ; Mr, Madame & Melle Rigolet – 63, B.ard Malsherbes ; Mr. Huart, chef de b(ataill)on du génie, mon cousin – 4 rue Fléchier ; Mr Delaunoy, mon cousin – 50, rue Barre des Rempart ; M. Des Roys, capit. de cuirassiers – à Meaux ; M. Barthélémy, docteur – 4 rue de Vaugirard (h.l de Lisbonne) ; M. Mariano Moreira, Consul G(énér)al des Perou à Madrid – 76 rue n.re Des Mathurins. Vous m’obligerez personellement en voulant bien faire bon accueil à cette longue liste, et je vous en adresse par avance mes remerciements les plus sincères.... [au marge note au crayon, très probablement de la main du baron HAUSSMANN :] Répondu qu’on a fait ce qu’il a déja demandé que j’invite encore le parent qu’il comprend dans cette liste ; mais que je ne puis faire plus – Les inv(itati)ons sont éuisées. De plus je tiens à maintenir vis à vis des Parisiens la règle qu’on ne vient pas à l’hotel de ville ... dans un Wauxhall & que les personnes qui ne jugent pas à propos de s’occuper de M.... en temps ord.re ont tort de se souvenir de sa maison en temps de bal...

2 p ½ in-4. Bon état......................................................................................95 Euro


NO 378] UNIVERSITÉ de FRANCEDiplome de Bachelier à Lettres pour Edouard Petit, né à Corbeil, département de Seine et Oise, le 28 avril 1808. Signé du ministre secrétaire d’Etat de l’Instruction publique Antoine Francois Henri LEFEBVRE de VATIMESNIL (Rouen 19 décembre 1789 – Vatismesnil le 10 octobre 1860 ; avocat général à la Cour de cassation ; conseiller d’Etat et homme politique, membre de l’Assemblée législative 1849-1851 il eut une part importante aux lois de 1850 sur les élections et sur l’enseignement) et le celèbre conseiller d’état exercant les fonctions de Chancelier Georges Jean Léopold Nicolas Fréderic Dagobert CUVIER, dit Georges Cuvier (Montbéliard le 23 août 1769 – Paris 13 mai 1832 ; anatomiste francais, promoteur de l’anatomie comparée et de la paléontologie). Fait à Paris le 4 mars 1828.

Velin, ca. 34 x 44 cm, Etat superbe, très décoratif.......................................100 Euro



[NO 500] LE ROI LOUIS-PHILIPPE VISITE STRASBOURG - SOULT, Nicolas Jean de Dieu (Saint-Amans-Labastide 1760 - 1851). Maréchal d’Empire (1804), duc de Dalmatie (1808). Ministre de la Guerre du 17 novembre 1830 au 18 juillet 1834 (etc.).
Lettre signée comme ministre de la guerre au général baron Brayer commandant la 5e division militaire à Strasbourg. METZ, le 11 juin 1831. 3 p. in-4. Très beau texte important.

... Général, j'ai recu à METZ votre lettre du 6, le duplicata de celles du 7 et celle du 9. Par cette dernière, vous m'instruisez du programme que vous avez arrêté de concert avec M. le maire de Strasbourg au sujet de ce qui peut etre fait pendant le séjour du Roi [Louis-Philippe] dans cette place. Provisoirement j'approuve ces dispositions; sil y avait quelques changemens à faire je vous en instruirais. Hier je vous ai écrit relativement aux 6 regts. de Cavalerie que je fais diriger sur Strasbourg et aux 2 autres regts. que vous devez faire venir du Haut Rhin pour assister à la revue du Roi. Je ne doute point qu'à la reception de ma depeche vous n'ayez fait vos dispositions ... et que je ne tarderai pas à en être instruit. J'ai recu avec une vive satisfaction les assurances que vous me donnez du bon esprit qui anime toute la population de l'anciennes Alsace et les démonstrations de dévouement qu'auront lieu sur le passage du Roi. J'espère qu'il en sera de même parmi les troupes et qu'à la vue de S. M. elles feront ... éclater leurs sentimens. Il me parait que les désordres qui ont eu lieu de la part de quelques jeunes gens et d'un certain nombre d'ouvriers envers M. M. Houmann et Saglie ont été réprimés avec energie et qu'il ne seront point renouvellés. Je ne puis qu'applaudir à ce resultat et aux dispositions que vous avez prises à ce sujet de concert avec M. le maire de Strasbourg. J'espère qu'un pareille desordre ne se renouvellera point et que les auteurs de semblables excès se vont livrer à la justice. Vous voudrez bien me faire préparer un dessin représentant le placement des troupes au champ de Mars le jour de la revue du Roi et observer qu'il convient de faire élever une estrade dans le lieu le plus apparent en face des troupes où le roi se placera pour la remise du drapeaux avant la revue et au bas de laquelle seront rangés par .. de .. les pelotons des regiments ayant leurs colonels en tête, qui devront recevoir les drapeaux et les etandarts; tous les tambours et musiques des regiments placés en arrière. Cette estrade devra être convenablement décorée. Instruisez moi aussi de ce qui sera fait à ce sujet. LE ROI EST A METZ depuis hier au soir. La reception qui y a été faite à S. M. a été des plus brillantes ainsi que sur tout son passage depuis Paris; j'espère qu'à Strasbourg ces demonstrations seront encore suprassées. Vous savez que les Princes souverains de la rive droite du Rhin doivent s'y trouver; instruisez moi successiment de leur arrivée et des logements quils... Vous n'oublierez pas de leur donner des postes d'honneur et quand vous apprendrez quils sont prèts à passer le Rhin d'envoyer une escorte de six hommes de Cavalerie à leur logement où vous ferez placer un poste d'infanterie; mais il n'y aura point de canon tiré à leur arrivée, cet honneur n'étant du qu'au Roi...


3 p. in-4. Belle pièce...................................................................................250 Euro


[NO 559] MORT DU ROI LOUIS XVIII. Lettre circulaire imprimée signée du vicaire général l’abbé PERREAU. PARIS, le 18 septembre 1824. Louis XVIII venait de mourir le 16 septembre à Paris à l’âge de 68 ans.

J’ai l’honneur de vous prévenir, Monsieur l’aumônier, que mon intention est que vous célébrez le plutôt possible, en présence du corps militaire auquel vous appartenez, une messe solemnelle pour le repos de l’âme de Sa Majesté Louis XVIII, avec toute la pompe convenable à une si auguste et si lugubre cérémonie. Ce religieux et important devoir est trop conforme aux sentimens qui animent des coeurs français et chrétiens pour ne pas mettre à le remplir tout l’empressement possible.
Cependant, comme vous avez besoin du concours de MM. les chefs de corps, et de vous entendre, soit avec M. le curé de l’eglise où vous célébrerez, soit avec d’autres autorités locales, je vous invite et vous autorise à vous concerter avec qui de droit pour le lieu, le jour et l’heure du service.
J’ai l’honneur d’être avec une consideration distinguée, Monsieur l’aumônier, votre très humble et très obéissant serviteur...

1 p. in-4. Etat moyen, mais pièce intéressant...................................................35 Euro


[NO 702] DU CREST DE SAINT-AUBIN, Stéphanie Félicité (Issy-l’Evêque 1746 - Paris 1830). Par son mariage comtesse de GENLIS, marquise de SILLERY. Célèbre femme de lettres francaise.

Apostille autographe signée sur une lettre de Jeanne Joseph Louise de BELLINGANT STERLIN à la duchesse d’Orléans. PARIS, 3 décembre 1828.

Madame
Jeanne, Josephe, Louise, de Bellingant, fille du Marquis de Bellingant, chevalier de Saint-Louis; petite fille du Comte de Lanloup, qui périt sur l’échafaud en récompense de son inviolable attachement a la famille royale, et en haine de cette auguste famille, à laquelle son arrêt de condamnation porte, comme considérant, qu’il etait allié par sa tante, la duchesse d’Elbeuf, princesse de Loraine, a l’honneur de solliciter, la bienveillance de votre Altesse Royale ; sans aucune fortune, elle se trouve épuisée par les énormes sacrifices, qu’exige un enfant étatif ( ?), qui depuis quinze mois, est atteint d’une maladie inconnue. Tous les pas de votre Altesse royale sont marqués par des bienfaits, la suppliante au moment d’une affreuse saison prie votre Altesse royale de les faire réjaillir sur elle, se trouvant sans aucunes ressources et ayant vendu jusqu’a son lit, pour subvenir aux besoins de son enfant. Confiante dans les munificences de votre Altesse royale, elle la prie de recevoir d’avance, les humbles hommages de la vive reconnaissance.
Elle a l’honneur d’être avec le plus profond respect,
Madame,
de votre Altesse Royale,
la très humble et très obeissante servante,
Jeanne Joseph Louise de Bellingant Sterlin

Paris, 3 decembre 1828 rue de Seine no. 36 Faubourg St. Germain.

[texte autographe de Madame de Genlis :]
Je puis assurer avec une parfaite verité que tout ce que contient cet ecrit est dune extrême exactitude et que Mme Sterlin la candeur même est mon amie depuis bien longtemps. Je n’ai que rassurer ce témoignage à la vérité.
S. F. Ducrest Genlis.

2 p. in-fol. Papier irregulièrement bruni, réparations. Etat moyen....................125 Euro


[NO 709] SEMONVILLE, Charles-Louis Huguet de Montaran, marquis de (Paris 9 mars 1759 - 11 avril 1839). Homme politique et diplomate francais. Après le divorce de Napoléon et Joséphine, il joue un rôle suffisamment important dans le choix de Napoléon pour l'autrichienne Marie-Louise pour que l'empereur François Ier le décore de l'ordre impérial de Léopold. Il meurt le 11 avril 1839 à Paris en tombant dans les escaliers de son hôtel. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord l'avait surnommé le vieux chat en raison de sa vive intelligence et de ses talents pour la ruse.

Lettre autographe signée au duc Fernand de Rohan-Chabot (1789-1869), qui était le cousin du maréchal de Castellane. Les deux étaient aides-de-camp du général Narbonne-Lara lors de la campagne de Russie en 1812. PARIS, 3 avril 1828.

Monseigneur,
vous avez deviné mes intentions, et j’ai reconnu avec plaisir la prudente sagacité du jeune prélat dans la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’ecrire, la mienne était adressée au noble titulaire d’une pairie laique héréditaire à double titre, par droits de naissance antérieurs et postérieurs à l’institution présente. C’est pour cette pairie et pour ceux qui doivent la recueillir un jour, qu’il peut être important de prendre au conseil du sceau des lettres institutives de la dotation de 12000 Francs. J’ai lieu d’espérer et même de penser qu’une loi disposera bientôt dans le sens des restes de l’ancienne dotation du sénat, tel a été le but de tous mes efforts depuis douze ans, et nous touchons à l’instant d’en recueillir ou d’en perdre le fruit. J’attachais donc, avec raison, un immense intérêt, à ce que les douze mille francs prétendus partagés entre Madame la Duchesse de Rohan et vous, fussent intégralement attachés à votre pairie, le ministre ancien s’y at constamment refusé et opposé. S’il est peu généreux de faire ressortir les torts des hommes dechus du pouvoir, on ne peut cependant s’empecher d’observer que ce n’est pas ainsi qu’on fait de la monarchie. J’ai donc l’honneur, Monseigneur, de vous renvoyer le certificat dans lequel j’ai omis a depuis l’énoncé des saintes fonctions que vous êtes appelé à remplir aujourd’hui. Je me plais à vous rendre la qualification qui vous appartient dès ce moment, et dont je m’étais abstenu à regret. Elle s’accorde fort bien avec l’expression de ma reconnaissance pour les sentimens que vous voulez bien me témoigner et les touchans souvenir ausquels vous les rattachez. Ceux qui m’unissent au plus respectable, au plus aimable des hommes, à celui dont vous tenez le jour me servat éternellement chere, et je ne cesserai de considerer sa confiante et constante amitié comme un titre d’honneur. Agréez, Monsieur, l’hommage de mon respect... J’observe que vous avez oublié de joindre votre signature..

3 p. in-4. Très bon état. Gravure (portrait) jointe...........................................125 Euro